From bogus@does.not.exist.com Tue Feb 27 13:57:27 2007 From: bogus@does.not.exist.com () Date: Tue Feb 27 13:57:27 2007 Subject: No subject Message-ID: emerged, relating to the need to find practical solutions, as well as to come together and co-ordinate around the democratization of communication. Among the proposals that have taken shape are the following: - create and/or strengthen means of citizen communication and search for spaces for interchange and collaboration among the people. - establish bridges and convergences in order to construct a common platform of proposals and demands. - define crucial consensual points for intervention in the face of the powers that be. - take up the challenge of raising awareness among society as a whole concerning the stakes of democratizing communication. - guarantee the plurality of information sources and democratic access to the radioelectric spectrum. - develop programs of media "literacy" in order to develop critical analysis and citizen monitoring skills guaranteepublic access to old and new technologies and the acquisition of the skills necessary to use them promotea gender focus in all communicational activities urgethe media to adopt ethical codes, including respect for diversity. The Social World Forum presents a new opportunity for seeking a consensus in order to advance towards the consolidation of these goals. ____________________________________________________ Agencia Latinomericana de Informacion INTERNET: info@alainet.org Direccion: Casilla 17-12-877, Quito-Ecuador Telefono: (593 2) 505074 Fax: (593 2) 505073 URL: http://alainet.org ____________________________________________________ From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 13:57:27 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 13:57:28 2007 Subject: [Wsf] (no subject) Message-ID: <20020111140204.AB1433F60B@globenet.org> Bonjour, à tous… Permettez-moi de me présenter. Je suis président de l'association CSDPTT (coopération solidarité développement au PTT) qui regroupe des salariés de France Télécom et de la poste et qui mène des projets de développement dans les domaines des postes et télécommunications (raccordement de villages au téléphone, et plus récemment appropriation des NTIC). Pour en savoir plus voir le site http://www.globenet.org/csdptt. Les questions évoquées ici n'ont guère été abordée à csdptt mais je profite de l'opportunité du forum de Porto Allegre pour intervenir maintenant, ma position me permettant de formuler des propositions sur les problèmes de la communication et des télécommunications Lors du dernier forum de Porte Allegre j'étais tombé sur l'adresse de Joëlle Palmieri qui avait fait un compte rendu d'une réunion consacrée à la communication et je lui avais part de mes réflexions notamment sur de la nécessité de prendre en compote des exigences comme celle d'amener le téléphone partout. Elle m'avait gentiment proposé de m'inscrire sur la liste et j'avais alors posé les mêmes questions sans susciter de réaction. Je voudrais revenir à la charge sur deux points : 1 La façon dont se prépare le forum en France pour le thème de la communication 2 Les enjeux de la conférence mondiale de 2003. 1 La façon dont se prépare ce forum pour le thème qui nous concerne. J'ai eu vent de plusieurs conférences internationales ayant déjà eu lieu, en Suisse, en Argentine, et celle de REMICS à laquelle j'ai participé. Il semble que les français présents soient souvent les mêmes, et qu'ils ne font pas l'effort de faire des comptes rendus. Merci à Bruce Girard de m'avoir envoyé un léger compte rendu de la conférence de Genève. S'il se dit toujours la même chose autant faire en sorte que les représentants français y tournent, qu'ils soient moins nombreux et qu'une partie des ressources disponibles soient mises à la préparation plus collective de telles rencontres. Il n'y a pas à mon sens d'efforts suffisants pour permettre à ces rencontres d'être préparés collectivement. Il existe sans doute des sources de financement connues des initiés pour y aller, tant mieux pour ceux qui en bénéficient mais leur représentation me semblerait plus efficace s'ils faisaient l'effort pour qu'une véritable concertation ait lieu et qu'elles dépassent le cercle des initiés. Personne n'intervenant dans ce forum il est clair que cette formule apparaît inadaptée pour une préparation digne de ce nom. J'avais suggéré après le REMICS qu'une réunion ait lieu pour poursuivre, nous n'avons pas les moyens de la convoquer, j'en avais parlé à Valérie Peugeot de VECAM qui avait exprimé son accord mais rien n'a été fait. J'ajoute que notre association ne comporte que des bénévoles sans aucun permanent et donc que ses moyens de se lancer dans de telles initiatives sont extrêmement limitées. J'ajoute que se crée un clivage de fait entre les associations qui pratiquent le lobbying et celles qui travaillent sur le terrain. Qu'un manque d'effort de concertation entre les deux est tout à fait regrettable car elles doivent pour être efficaces se nourrir les unes des autres. Enfin je me permets de suggérer qu'il appartient à celles qui pratiquent le lobbying de prendre des initiatives car elles ont les moyens de le faire. Si nous n'avons pas à csdptt, notre priorité est la réalisation de projet, les moyens d'organiser ce type de réunion de concertation nous pouvons contribuer à son succès par d'abord la mise à disposition de nos contacts, et notre connaissance partielle mais importante du monde des télécommunications. Je me rends compte en lisant les textes de préparation qu'un important travail semble nécessaire. Nous avons entrepris d'ailleurs dans notre lettre mensuelle, une série d'articles sur l'UIT afin d'informer sur la réalité de cette agence de l'ONU organisatrice de la conférence mondiale sur la communication. Alors je m'en vais faire une première proposition : Dès le retour des "français" de Porto Allegre qu'ils fassent cette fois un véritable effort de restitution de ce qui s'est passé, qu'ils le diffusent largement, qu'ils organisent une réunion en France la plus large possible de la "société civile " et qu'un comité" de préparation à la conférence mondiale de la communication soit rapidement mis en place : que son rôle soit de favoriser au maximum la participation des ONG françaises, qu'il travaille à une plateforme minimale d'objectifs très précis à porter à la conférence mondiale et de propositions pour trouver les moyens d'y arriver, et que ce soit aussi une plateforme qui interpelle les pouvoirs publics français. Qu'on se comprenne bien il ne s'agit pas de gommer les diversités, plusieurs plateformes sont possible mais la préparation collective permettrait une réelle représentativité française ce qui ne sera évidemment pas le cas à Porto Allegre, les grosses organisations qui en ont les moyens enverront évidemment leurs représentants, mais cela permettrait de sortir peu du cercle restreint des habitués des conférences internationales. Attention à ce que dans la société civile on ne retrouve pas l'identique de ce que nous critiquons dans la vie politique, où l'on trouve des politiciens pour qui leur propre reproduction finisse par être plus important que les objectifs affichés de leurs organisations. 2 . Les questions de fond : L'UIT est un organisme de l'ONU où en réalité les opérateurs de télécommunications pratiquent avec succès le lobbying et en réalité y exercent le pouvoir, et bien évidemment les plus importants d'entre eux. L'UIT est en charge de l'organisation du monde des télécommunications, elle a créé en son sein un Bureau de Développement des Télécommunications dont l'objectif devrait être le développement des télécommunications au service du développement mais qui ne prône comme seul moyen la déréglementation et la privatisation des opérateurs d'ailleurs en voie d'achèvement en Afrique. L'organisation de l'UIT doit être fortement contestée et une représentation conséquente de la société civile doit être exigée de même qu'elle doit dégager des moyens pour financer des projets initiés par la société civile. Des propositions doivent être faites dans ce sens. Je sais que la plateforme 21, représenté sur la liste, a travaillé sans succès pour obtenir une représentation à l'UIT sans que cela n'aboutisse. Un point de la plateforme doit donc faire des propositions pour une réforme de l'UIT qui intègre la société civile et qui diminue le poids et le pouvoir des opérateurs en son sein. Il me semble que comme autre point de la plateforme on pourrait inscrire un objectif de 1 téléphone dans chaque village de plus de 200, 500 ou 1000 habitants (à discuter) et ce en 1 ou 2 ans ce qui est parfaitement possible techniquement. Il existe des objectifs d'un téléphone à moins de 5 km par habitant qui pourraient être repris en compte mais il faut dénoncer ceux de l'UIT et des dirigeants africains (l'initiative africaine) de s'en tenir à une télédensité de 2 pour 100 (2 lignes pour 100 habitants) ,y compris les mobiles, à l'horizon 2005 ce qui est ridiculement bas. De tels projets posent la question de moyens à mettre en œuvre et l'on peut bien sur ici rejoindre celle d'ATTAC de taxation de transactions financières au profit du développement, mais on pourrait affiner pour les télécoms, taxation des bénéfices, taxation des rapatriements de bénéfices, taxation lors des ventes d'action, taxation lors des ventes ou achats d'opérateur, tout cela peut être discuté et doit faire l'objet d'un point de la plateforme D'autres éléments doivent faire partie de la plateforme, sur des sujets que d'autres connaissent sans doute mieux que moi, par exemple la gestion et les attributions de fréquence, pour les radios communautaires ce qui concernent tout autant les pays du nord que ceux du sud, par exemple et le fait que leurs représentants soient représentés à l'UIT. Il me semble que les représentants des radio-amateurs français par exemple et ceux des radios associatives doivent être approchés dans ce cadre, directement concernés par ces problèmes. Il y a en France aussi un mouvement pour des télévisions libres qui réclament le droit d'émettre qui doivent être associés à la plateforme. Je pense que compte tenu de la représentation de l'apress dans la liste il n'y aurait pas de mal à écrire des points concernant le droit à l'information, celui des journalistes. J'en viens sur la question de l'accès à Internet, vous comprendrez bien sur qu'elle est liée à la main mise des opérateurs et routeurs sur le réseau, que cela a des conséquences sur les coûts et les usages mais je sais bien que nombreux sont ceux qui auraient des choses à proposer à mettre sur une plateforme commune française en vue du sommet mondial. Je ne m'étendrais donc pas là-dessus. Mais au fait, il y a un représentant de la France à l'UIT, qu'est-ce qu'il y fait? Bon voyage à ceux qui partent et je ne peux que souhaiter qu'ils fassent du bon boulot Bruno Jaffré From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 13:57:27 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 13:57:28 2007 Subject: [Wsf] je vous fais passer la réaction de Michel Fiszbin président d'Alea TV Message-ID: <20020117085949.9D9CC3F60B@globenet.org> Il existe maintenant un Réseau du Tiers Secteur Audiovisuel national et international, qui se structure et s'étend à tous les acteurs de l'audiovisuel à but non-lucratif et issus de la société civile. Vous pouvez vous y affilier en allant sur www.reseautsa.org, et participer à sa réflexion, ses actions et ses rencontres. Il serait bien de faire la jonction avec les luttes dont il est question dans le texte et notamment les actions pour l'ouverture de l'UIT à ce secteur. Aux acteurs le d'audiovisuel citoyen, il y a en France des télés libres qui souhaitent diffuser vos productions et vous inviter à l'antenne quand vous êtes de passage; certains de leurs programmes peuvent vous intéresser, ils sont à votre disposition (voir quels programmes sur les sites Web et les commander) Michel Fiszbin Bruno jaffré From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 13:57:27 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 13:57:28 2007 Subject: [Wsf] mondialisation et développement des télécoms (téléphone et Internet) dans les pays du Message-ID: <20020124085942.BF48C4005D@globenet.org> Après une intervention sur la forme voici une intervention sur le fond. Cette contribution entre dans le cadre du débat "public privé quel choix, quels enjeux" qui me semble fondamental". Ce thème de débat est évidemment central carr il est déterminant de l'ampleur du développement d'Internet, de son usage et donc de mise au service du plus grand nombre à des prix acceptables à court ou moyen terme. L'épisode CISCO, qui finance des formations "CISCO" en Afrique n'est qu'un épisode parmi d'autre d'une mondialisation qui est "mal partie". Ce qui se passe dans les télécommunications n’est qu’une des multiples manifestations de ce phénomène qui touche désormais l’ensemble de la vie économique si ce n’est notre vie quotidienne. Analyser les comportements des acteurs du domaine des télécommunications est d'autant plus intéressant qu'en l'espace d'à peine une dizaine d'années, les opérateurs ont quasiment tous été privatisés ou s'ils ne sont pas totalement ils se comportent comme tel à l'image de France Télécom en France et à l'étranger. D’autre part le secteur des télécommunications a été d’une certaine façon le secteur précurseur sans aucun doute car il était porteur de bénéfices rapides comme l’ont montré les faits par la suite. Est-il nécessaire de rappeler au préalable que le développement d’un véritable service public du téléphone s’est fait partout dans le cadre de monopoles publics. Certains anciens agents de France Télécom ont le souvenir de cette période presque héroïque. Les agents des lignes en ont d’ailleurs profité pour s’octroyer de copieux avantages que l’entreprise a eu de grandes difficultés à remettre en cause. Cette étape étant terminée, le signal est venu des Etats-Unis derrière lequel l’Europe a rapidement embrayé. Il s’agissait d’aller à la conquête de nouveaux marchés. Précurseur en la matière les Etats-Unis étaient évidemment les mieux préparés. Compte tenu de leur poids politique et économique il n’allait pas tarder à entraîner derrière eux le monde occidental et maintenant les pays en développement. Sauf que ceux-ci n’ont jamais connu l’étape de la construction d’un véritable réseau national. Les raisons en sont multiples et l’on ne développera pas cela ici. Citons en vrac, du moins pour la zone francophone, une connivence bien comprise entre les dirigeants de ces pays et la France, avec des coopérants royalement payés qui pratiquaient ce qu’on appelait la coopération de substitution, la main mise de France câble radio sur les communications internationales, rentables, privant les administrations des PTT, de recettes précieuses, le manque de volonté politique des dirigeants mis en place, sans oublier la corruption et autres maux que nous connaissons tous. Je ne m’étendrai pas sur l’histoire récente. Il y a eu malgré quelques réussites comme la SONATEL au Sénégal dont on ne peut que souhaiter comme l'a souhaité Olivier Sagna d’OSIRIS que quelqu’un s’attelle à son histoire même si la téléphonie rurale est restée quasiment inexistante. Les Etats-Unis pouvaient se lancer à la conquête de nouveaux marchés mais il fallait au préalable que la libéralisation s’étende. Ce que les dirigeants américains n’ont eu de cesse de favoriser à grands renforts de combat idéologique avec la complicité des autres dirigeants occidentaux qui pensaient aussi pousser leurs grandes entreprises les plus performantes potentiellement capables elles aussi d'accéder à de nouveaux marchés. La libéralisation a-t-elle favorisé la création de nouveaux services, ou le développement de nouveaux services devaient-ils nécessairement passer par l’ouverture des marches et l’apparition de la concurrence ? Peu importe car cela reste une discussion d’école. La plupart des consommateurs ne connaissent souvent pas l’ensemble des services mis à leur disposition, et notre société d’aujourd'hui envahi par la publicité est parfaitement capable de créer les besoin… Ce qui est sur c’est quede nombreux nouveaux services ont émergé que l’économie des télécoms s’est mise à s’accélérer de façon exponentielle (recherche de gains de plus en plus rapides, introduction massive des opérateurs en bourse en même temps que l’on faisait croire à la masse des épargnants qu’ils avaient tout intérêt à retirer leurs économies des épargnes traditionnelles ont les taux d’ailleurs ont fortement baissé). Il n’est pas anodin ici de rappeler que les fonds placés à la fameuse caisse d’épargne de l’écureuil en France était destinée à financer la construction du logement social ce qui n’est évidemment pas l’objet des fonds placés en bourse. Qu’elles sont quelques phénomènes accompagnant la libéralisation au niveau mondial : - suppression des barrières limitant la circulation des marchandises. Qu’elles en sont les corollaires ? a) Les produits importés sont moins chers et viennent concurrencer les économies fragiles où les coûts de production sont souvent plus élevés et qui favorisent les grosses économies exportatrices qui bénéficient ainsi de nouvelles économies d’échelle grâce à de nouveau marchés. b) Bien sur quelques produits des pays pauvres peuvent entrer plus facilement dans les pays occidentaux mais les flux sont incomparablement moins importants du Sud vers le Nord que du Nord vers le Sud. c) De plus les producteurs sont souvent peu rétribués par rapport aux intermédiaires ce qui fait que même les revenus générés sont souvent placés à l’extérieur des pays producteurs. d) Diminution des recettes de l’Etat des pays du Sud ce qui constitue une perte importante dans la mesure où les recettes douanières constituaient souvent une part assez importante des recettes de l’Etat. - Les décision sont-elles prises de façon démocratiques? Que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, ces sociétés occidentales se réclament fièrement de la démocratie ce qui heureusement est partiellement vrai. Mais comment sont effectivement prises les décisions? Aux Etats-Unis, les parlementaires sont littéralement sous pression de la part des lobbys de toute sorte une pratique largement répandue auprès des instances européennes. Ceux des opérateurs de télécommunications ne sont sans doute pas en reste. - Les Etats sont sommés de privatiser les services publics et en premier lieu les télécommunications. a) La pression est forte obligeant les pays du sud à privatiser. Bien sur les premiers à le faire sont les plus intéressants pour les opérateurs à l’assaut de nouveaux débouchés, Afrique du Sud, Sénégal, Ghana… Certains pays feront de la resistance mais pas plus que quelques années. Les pressions sont d’autant plus fortes qu’elles émanent de la Banque Mondiale et du FMI (dont on connaît le poids des Etats Unis et de l’Europe). La privatisation est partout une des premières conditions à satisfaire pour bénéficier des facilités d’ajustement ou aujourd’hui des réductions de dettes. Pressions d’autant plus fortes encore que la coopération bilatérale n’existe pratiquement plus et qu’en plus elle dépend souvent de la signature d’un accord avec le FMI. On peut considérer que presque dans tous les pays d’Afrique, la privatisation n’a jamais été véritablement une décision nationale. Il faudrait bien sur mieux analyser l’inefficacité des administrations publiques par delà des phénomènes les plus connus comme que sont la corruption, ou la démobilisation des salariés. b) L’un des arguments pour pousser à la privatisation était que les Etats ponctionnaient les opérateurs téléphoniques, les seuls souvent à être des entreprises dégageant des bénéfices alors que justement les Etats manquaient cruellement de recettes. Un cercle vicieux… c) Les bénéfices réalisés sont en partie exportés par les opérateurs stratégiques pour le développement de leur stratégie - L’Etat n’a pas les moyens de développer véritablement les télécommunications à la mesure des besoins. La privatisation est accompagnée pour les opérateurs candidats de ce qu’on pourrait appeler des contraintes de service public. Objectif de qualité de service et obligation de raccorder de nouvelles localités au réseau. La première partie de ce programme semble avoir été réalisée en Côte d’Ivoire. Elle consistait à raccorder 500 localités en 5 ans, les plus importantes… mais il en reste plusieurs milliers.! Les accords de privatisation permettent en général à l‘opérateur, contraint à d'importants investissements, de s’assurer un minimum de retour car il bénéfice du monopole sur le fixe pendant en général entre 5 et 10 années. Que va-t-il se passer après? Déjà l’opérateur stratégique peut théoriquement choisir de payer des pénalités plutôt que de satisfaire les objectifs fixés s'il considère que cela lui coûte moins car sa priorité c’est évidemment de s’attaquer aux marchés les plus prometteurs avec des services parfois mis en concurrence. Mais que va-t-il se passer bout de ces années ? Qui va s’occuper de raccorder les villages restants. A quels prix ? L’Etat me direz-vous est encore souvent présent au sein de l’opérateur parfois même de façon majoritaire. Quelle est sa capacité d’orienter les décisions dans le sens du développement du réseau à vocation sociale ? Il a touché des fonds lors de la vente des opérateurs qu’est devenu cet argent ? A-t-il été dépensé pour le développement des services de base ou pour rembourser une partie de sa dette alors qu’une partie grandissante de l’opinion mondiale en demande la suppression. L'Etat a-t-il réellement la volonté politique de satisfaire les populations rurales ? Une de mes premières lectures sur les problème de développement a été un livre de Susan George, aujourd’hui une des dirigeants du mouvement ATTAC, qui expliquait comment les banques démarchaient les pays du tiers monde pour les inciter à emprunter. Il serait d’ailleurs intéressant qu’une étude puisse voir le jour qui puisse faire le bilan de cette première étape de la privatisation. Quel est le bilan en terme de lignes construites, la proportion en zone rurale, quelle est l’évolution de couverture géographique, quelles ont été les revenus de l’Etat au moment de la privatisation, comment a-t-il été dépensé ? Quelles dividendes reçoit-il aujourd’hui, pour ses actions ou sous forme d’impôts ? Voilà un beau sujet d’étude ? - les opérateurs plus puissants que les Etats. Les Etats au service des grosses entreprises transnationales Lors de l'achat d'Orange par France Télécom, j'avais calculé que le prix correspondait à environ le quart du budget de l'Etat français. Il faudrait ajouter les coûts de la campagne de publicité que nous subissons actuellement en France qui semble-t-il a bénéficié de moyens considérables. Ca donne une idée de la puissance d'un opérateur de cette taille. Il n'est pas étonnant qu'il existe quelques problèmes de corruption en Europe et ailleurs à propos des ventes ou des privatisations. Aujourd'hui quelle est la marge de manœuvre d'un Etat face à un opérateur , particulièrement en Afrique. Les derniers à privatiser alors que les gros opérateurs internationaux à l'image de France Télécom rencontrent tous des problèmes de trésorerie auront-ils les moyens d'imposer des contraintes fortes de service public aux candidats ou devront-il subir la loi des opérateurs. Je pense aux opérations actuellement en cours au Niger, au Burkina Faso, au Mali.. Et j'ai encore en image un reportage que j'avais vu à la télévision française d'un voyage de Chirac en Angola avec des chefs d'entreprise où il se comportait comme un véritable VRP… - les organismes internationaux dont l'UIT n'ont plus les moyens se tournent vers les entreprises. Cet aspect a été plusieurs fois évoqué ici par Jean Louis Fullsack et je ne m'y étendrai pas. Mais il n'y a pas seulement l'aspect financier. En effet les opérateurs occidentaux privatisés ne s'intéressent à l'UIT que dans la mesure où ils défendent leurs intérêts alors que les pays continuent à chercher à faire élire leurs représentants pour défendre leurs entreprises transnationales. A l'image de France Télécom qui se refuse désormais à détacher des experts pour des missions de l'UIT. Il semble que de toute façon ce type de mission (soutien aux opérateurs) soit en voie de disparition. Je ne défendrai pas pour autant l'activité passée de l'UIT où des experts étaient très grassement payés pour faire des rapports souvent peu suivi d'effets. Cela dit il n'empêche que le besoin demeure de soutenir les opérateurs pauvres, besoin non satisfait. Il semble aussi que les experts en mission en Afrique soit désormais originaires de la région, ce qui est une bonne chose mais ceux-là manquent aussi cruellement à leurs opérateurs locaux. On entre dans le vif su sujet de l'apparition de CISCO comme organisme de formation alors qu'on aurait bien pu imaginer qu'un agence de l'ONU soit à même d'organiser des formations sans qu'elles servent à capter des clients comme le feront sans aucun doute les académies CISCO. Une entreprise à laquelle est aussi mêlée le PNUD alors que l'on a lu il y a peu des informations sur cet organisme (souvent défenseurs des intérêts des pays du Sud) qui auraient des difficultés à boucler ses budgets faute de financements en provenance des Etats. Les Etats-Unis n'ont-ils pas récemment cessé de financer un organisme international? Je ne me rappelle plus lequel. - la coopération dans les télécommunications est en voie de disparition. Je ne peux parler que de la France mais je doute que le phénomène soit différent dans les autres pays occidentaux. J'appelle coopération la collaboration de salariés d'opérateurs différents. Il n'y a plus de poste de coopérants permanents dans les télécommunications et c'est une bonne chose. Mias il y a eu une période ou il existait des fonds pour aire des missions de courte durée. Mais cette décision résulte-t-elle d'une critique effective des pratiques passées de ce qu'on a appelé la coopération de substitution ou de l'impossibilité de détacher des opérateurs privatisés des salariés compétents, ces opérateurs considérant comme ressources rares leur salariés ayant des compétences à l'international et se les réservant pour ses propres opérations de rachat d'opérateurs. Depuis déjà pas mal d'années le discours consiste à dire que le secteur des télécommunications est rentable, la coopération est inutile et que la solution consiste en la privatisation des opérateurs. Or il existe encore des opérateurs publics… plus pour très longtemps, il est vrai. Et d'autre part un soutien est encore nécessaire comme nous le constatons à CSDPTT alors que nous sommes en contact avec l'opérateur nigérien qui rencontre des difficultés sur un faisceau hertzien. Devant l'impossibilité de détachement de personnels compétents si ce n'est des étudiants en VSNA (deux postes seulement à l'ESMT de Dakar) la coopération est sous-traitée soit à des ONG soit à des entreprises. Il n'existe de toute façon plus de budget consacré aux télécommunications (sauf à travers la Caisse Française de développement qui joue plutôt le rôle de banque en prêtant de l'argent). Il en existe par contre pour Internet. - Les coopératives d'Etat qui géraient les systèmes satellitaires sont elles aussi privatisées Il s'agit d'INMARSAT et d'INTELSAT qui auraient pu jouer un rôle plus important pour l'accès du téléphone dans les zones rurales en élaborant des solutions à destination des campagnes africaines à des prix raisonnables. Il y a d'ailleurs sans toute une part de démission des gouvernements africains mais comme l'ont constaté déjà plusieurs témoignages ou articles, les Etats ont-ils suffisamment d'experts pour les défendre dans ces organismes? Ils manquent de moyens pour bien les payer et ceux-ci préfèrent eux-même aller travailler dans les opérateurs internationaux à la recherche de cadres compétents originaires du continent. Toujours est-il par exemple qu'on assiste aux développement de la vente de cabine INMARSAT en Afrique (60000 FF + 20FF la minute de communication). Nous connaissons surtout l'exemple de la région de Kayes où tout le matériel est vendu en France y compris le trafic (cartes prépayés vendues en France) alors que l'Etat malien ne touche rien car il n'ose pas visiblement faire payer les redevances légales. On se demande d'ailleurs pourquoi il ne cherche pas via la SOTELMA à commercialiser lui-même ces cabines. J'ai eu au téléphone un commercial d'une des boites qui revendent ses cabines qui m'expliquait qu'ils en vendaient dans de nombreux pays car la demande était très forte. Il reste en Afrique le projet RASCOM qui reste encore une association d 'Etat et qui avait pour objectif à l'origine d'amener le téléphone globalement dans les zones rurales (il prévoyait 500000 lignes, rendant presque possible l'objectif d'un téléphone par village). Il semble que le discours ait quelque peu changé récemment, les commerciaux mettant en avant l'objectif de rentabilité de l'entreprise. Entre la naissance du projet il y a près de 20 ans et aujourd'hui l'ensemble des Etats s'étant en partie déchargés de leur responsabilité à des opérateurs partiellement privatisés, nulle doute que le projet initial s'en trouvera chamboulé. Reste que cela demeure une des solutions d'avenir (puisque on annonce la minute de communication en dessous de 1F). Nulle doute non plus que nombreux ont intérêt à ce qu'il ne voit pas le jour. Je vous passe les péripéties qui ont amené ALCATEL à emporter le marché et les questions concernant le financement de ce projet. Dans ce contexte, ne pas profiter des formations offertes par des entreprises comme CISCO n'aurait aucun sens . Le financement public d'un Etat (coopération) n'est jamais non plus neutre politiquement, mais ce financement résulte des impôts que payent les citoyens et de gouvernements élus. A ce propos compte tenude tout ce que je viens dire je ne suis pas de ceux qui pensent que de baisser les impôts est une bonne chose. Je me dosi une certaine cohérence. Il reste que si notre groupe de recherche pouvait nous aider à mieux comprendre l'évolution du monde des télécommunications, ce serait grandement utile. Mais avoir une vision cela paraît encore insuffisant et chacun est interpellé dans sa vie quotidienne par cette mondialisation qui m'apparaît est mal partie. Car pour ce qui nous concerne, l'accès à Internet est largement dépendant de l'accès au téléphone et la façon dont s'organise le monde autour de nous, il apparaît clairement que l'accès du téléphone pour tous n'est pas pour demain. Que faire? J'ai ma petit idée là-dessus. A tous les niveaux, chacun peut faire quelque chose, c'est ce que j'essaye de mettre en pratique au sein de l'assocaition CSDPTT. Bruno Jaffré From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 13:57:27 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 13:57:28 2007 Subject: [Wsf] mondialisation dans les télécoms Message-ID: <20020124091632.F11374005D@globenet.org> Je vous fais suivre une réaction de M. JL Fussack au message que je viens de vous envoyer posté sur le forum de csdptt http://www.globenet.org/csdptt/acc_forum.htm où vous êtes cordialement invités à poursuivre la discussion au delà de la préparation du forum social mondial. Re : Dette US à l'ONU, RASCOM, dereglementation des telecoms dans les PVD,acquisition d'Orange par FT, experts africians - La dette des USA près de Nations-Unies dépasse 2 G$ ; une (petite) partie a été remboursée ... après le 11 septembre et avant la session du Conseil de Sécurité (réuni à la demande des USA) pour entériner la politique de Bush contre le terrorisme. Le montant devrait être de l'ordre de 200 M$. Ajoutons que les USA ne cotisent plus depuis longtemps à l'UNESCO, trop "à gauche" pour eux. - Rascom : il serait intéressant de faire le bilan du montant et la ventilation des fonds alloués par les bailleurs et donateurs depuyis 1980 à ce projet (principal pourvoyeur : l'Europe via le FED notamment). Une bonne partie a alimenté des organismes tels que l'UIT et probablement l'UPAT et d'autres. A l'UIT elle a payé des experts, la logistique (merci pour M. Gates), la location de bureaux, des documents et le lobbying auprès des Offices africains (avant la déréglementation). Ceci étant, Rascom est à mon avis un projet valable pour ses objectifs mais à réactualiser quant à ses propositions, techniques et économiques. L'UIT devrait en assurer la supervision à condition de montrer sa capacité pour répondre à sa reformulation. - Déréglementaion des services de télécoms dans les PVD : il n'y a pas que les pays "capitalistes" et les banques d'affaires qui en ont été les promoteurs et -par voie de conséquence- responsables des échecs du développement de ce secteur sur le continent africain; L'UIT a été le vecteur le plus déterminant pour promouvoir, mettre en oeuvre et déployer la pensée ultra-libérale en la matière. Rappelons aussi que la France a longtemps appliqué des principes de coopération fort éloignés du respecte du service public des télécoms en Afrique; Il n'y a qu'à rappeler le couplage étroit entre Alcatel (Thomson et TRT par ordre décroissant), la DAII (Direction des Affaires Industrielles et Internationales à la DGT) et les OPT ou plutôt à ses hommes-liges des Ministères de tutelle du secteur télécoms jusque dans les années 90. Ce jeu trouble n'est pas loin de celui d'ELF et d'autres (Bolloré) en Afrique : Verschaeve trouverait largement matière à faire un chapitre supplémentaire dédié aux télécoms dans ses "Dossiers Noirs" de la Françafrique. Il ya aussi le rôle plus que criticable de FCR et de son Monsieur Afrique: Houssin. - L'acquisition d'Orange est une erreur stratégique de FT, surtout qu'elle a été payée au prix fort ... et au plus mauvais moment. Elle est lourde de conséquencxe et cela juqu'à moyen voire long termes. Cependant sa valeur est (heureusement) inférieure au budget de la France qui sauf erreur devrait être entre 1500 et 2000 GF. - Experts africains en Afrique : c'est un objectif prioritaire car -en principe- ils sont les plus à mêem de percevoir les besoins et de proposer des solutions adéquates à ceux-ci. Je ferais cependant deux observations : aaa ils ne sont pas toujours les plus écoutés en Afrique, en particulier par leurs propres frères (combien de fois ai-je servi d'intermédiaire pour porter les propositions des cadres africains auprès des responsables de l'OPT) bbb il faudra qu'ils complètent leur expertise basé essentiellement sur le savoir par une "culture de réseau" acquise par un stage auprès d'un opérateur généraliste du "Nord". Je me suis battu sur cet aspect qui me semble prioritaire pendant vingt ans tant en France qu'auprès de l'UIT, sans succès. Sans cet acquis complémentaire mais essentiel de leur expertise les experts africains ne seraient que des "chambres d'enregistrement" des industriels et de leurs projets; La difficulté fondamentale dans les réseaux télécoms en Afrique ce n'est pas d'ajouter de nouvelles liaisons et assurer de nouvelles desserte, mais bien de définir les modalités de mise en oeuvre, l'insertion dans le réseau existant et la migration du réseau vers un réseau cible programmé ... e budgétisé. Si ces exigences n'ont pas été écoutées par l'UIT cela peut se "comprendre" : l'UIT n'y a aucun intérêt financier puisque ces stages peuvent être pris en charge par des tiers (voire certains opérateurs) Quant aux industriels, ils n'ont pas plus d'intérêts car ils ne pourront plus proposer sans réplique leur solution voire leur "nouveauté-miracle" type Cisco ou Iridium. Jean-Louis Fullsack From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 13:57:27 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 13:57:28 2007 Subject: [Wsf] Re: Wsf digest, Vol 1 #46 - 1 msg Message-ID: <20020214093141.7871840062@globenet.org> Malgré mes efforts pour que l'on sorte des déclarations générales, voir mon intervention sur cette liste avant le forum, je constate que l'on en reste aux déclarations générales. Défendre..., promouvoir... développer une économie solidaire... Comment? Quels objectifs? avec quels moyens? J'avais fait les mêmes remarques l'an dernier. Sois j'ai tort, alors qu'on me le dise. Soit alors on n'ose se frotter aux vrais problèmes Ce genre de déclarations générales n'ont guère d'éfficacité si ce n'est de se reconnaitre... entre gens de bonne compagnie... Le droit à l'information, peut se décliner de façon plus précise. Quant à la préparation de la conférence mondiale sur l'information, si elle consiste à une succession de telles déclarations, Que fera-telle avancer? Si on veut vraiment qu'elle serve, il faut se rassembler sur des objectifs précis quantifiables (un telephone par village ou un accès réseau, des revendicatrions ur l'accès des fréquences, la représentation des ONG au sein de l'UIT....), il faut mobiliser les opinions publiques, les sociétés civiles nationales d'abord En mettant en évidences les inégalités actuelles, et en proposant des objectifs quantifiables avec des propositions pour générer les moyens pour y parvenir on crée des objectifs mobilisateurs eten même temps on dénonce la mondialisation libérale qui frien le développement. Bruno Jaffré CSDPTT http://www.globenet.org/csdptt Nous avons ouvert un forum où la discussion y apparait bien plus en avance que cette déclaration... La discussion sur la liste IRIs est aussi d'un niveau bien supérieur mais il semble qu'il n'y ait aucun échos à Porto Allegre > Send Wsf mailing list submissions to > wsf@lists.sn.apc.org > > To subscribe or unsubscribe via the World Wide Web, visit > http://lists.sn.apc.org/mailman/listinfo/wsf > or, via email, send a message with subject or body 'help' to > wsf-request@lists.sn.apc.org > > You can reach the person managing the list at > wsf-admin@lists.sn.apc.org > > When replying, please edit your Subject line so it is more specific > than "Re: Contents of Wsf digest..." > > > Today's Topics: > > 1. Nos recommandations après Porto Alegre (martine paulet) > > --__--__-- > > Message: 1 > From: "martine paulet" > To: Wsf@lists.sn.apc.org > Date: Tue, 12 Feb 2002 18:31:36 > Subject: [Wsf] Nos recommandations après Porto Alegre > > Bonjour à tou-te-s, > Voici le texte en français de nos recommandations suite au séminaire sur > "communication & citoyenneté" à Porto Alegre. > Sally, tu m'avais parlé de la possiblité de l'inscrire sur le site du FSM > mais je n'en ai pas trouvé l'entrée correspondante. Merci de me l'indiquer > STP. > Bonne continuité et à bientôt, > Martine > > Conclusions et recommandations du Séminaire > Communication et Citoyenneté II : l’appropriation et le contrôle des > Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) par la société > civile > Porto Alegre, février 2002 > > La communication est un facteur-clé du processus de mondialisation. Qui > contrôle l’information, la connaissance et l’infrastructure technique qui > les portent, a une emprise très forte sur le développement économique, > social, culturel et politique. Il s’agit donc d’un domaine fondamental pour > le combat social, et nous faisons face aujourd’hui aux options suivantes : > 1-Laisser s’installer une société de l’information dans laquelle les médias > et la connaissance sont la propriété privée de quelques multinationales, > proposés à des consommateur-trice-s dans une pure logique de marché, où le > contenu est homogénéisé et l’accès aux moyens d’expression réduite a une > élite sélectionnée (principalement des hommes, blancs et du Nord). Les > tendances actuelles confortent ce modèle. > 2-Ou construire une société de l’information basée sur la transparence, la > diversité, la participation et la solidarité, et inspirée par une équité > entre les genres et les différentes perspectives régionales et culturelles ; > une société de l’information démocratique, dans laquelle tout le monde peut > exercer le droit à communiquer, et être acteur-trice-s à part entière dans > l’espace public. > > A l’occasion du Séminaire sur l’Appropriation et le Contrôle des > Technologies de l’Information et de la Communication par la Société Civile > mené durant ce deuxième Forum Social Mondial, les questions suivantes ont > été identifiées comme prioritaires pour les agendas des mouvements civiques > et sociaux : > ·Démanteler la concentration monopolistique des médias et des systèmes de > communication, incluant le contenu comme les logiciels. > ·Promouvoir l’information comme un bien public mondial, en particulier pour > s’opposer aux accords en cours sur la propriété intellectuelle, qui protège > le profit au détriment du partage et de l’échange des connaissances. > ·Défendre les ondes de la privatisation, en tant que bien public mondial. > ·Défendre les libertés civiles et la vie privée contre l’usage tentaculaire > de la technologie pour le contrôle et la surveillance et contre des > législations régressives qui menacent la liberté d’expression et > d’association. > ·Encourager et créer du contenu pour les médias respectant pluralité et > diversité d’expression, ainsi que l’équilibre des genres, des cultures, des > langues et des régions géographiques. > ·Fournir accès et formation pour promouvoir l’usage créatif des technologies > interactives et pour s’assurer que les TIC ne soient pas une nouvelle source > de fracture sociale. > ·Développer une économie solidaire dans le secteur des TIC. > > Des initiatives civiques très diverses portant sur ces problèmes sont déjà > menées activement et ont convergé, au cours du deuxième Forum Social > Mondial, pour lancer la Campagne pour les Droits de la Communication dans la > Société de l’Information (CRIS). Parmi ses premières étapes, la campagne > CRIS propose de mobiliser la société civile dans la perspective des > prochains Sommet Mondiaux sur la Société de l’Information organisés par > l’ONU (Genève 2003, puis Tunis 2005), qui constituent une opportunité > d’élargir le débat public et d’affirmer notre co-responsabilité dans la > définition de la société que nous voulons construire. > > Les organisations qui participent au Forum Social Mondial sont encouragées à > se joindre à la Campagne pour les Droits de la Communication dans la Société > de l’Information et à contribuer activement à son développement : > http://www.comunica.org/cris/ > > > _________________________________________________________________ > Join the world’s largest e-mail service with MSN Hotmail. > http://www.hotmail.com > > > > > --__--__-- > > _______________________________________________ > Wsf mailing list > Wsf@lists.sn.apc.org > http://lists.sn.apc.org/mailman/listinfo/wsf > > > End of Wsf Digest > From bogus@does.not.exist.com Tue Feb 27 14:19:36 2007 From: bogus@does.not.exist.com () Date: Tue Feb 27 14:19:36 2007 Subject: No subject Message-ID: emerged, relating to the need to find practical solutions, as well as to come together and co-ordinate around the democratization of communication. Among the proposals that have taken shape are the following: - create and/or strengthen means of citizen communication and search for spaces for interchange and collaboration among the people. - establish bridges and convergences in order to construct a common platform of proposals and demands. - define crucial consensual points for intervention in the face of the powers that be. - take up the challenge of raising awareness among society as a whole concerning the stakes of democratizing communication. - guarantee the plurality of information sources and democratic access to the radioelectric spectrum. - develop programs of media "literacy" in order to develop critical analysis and citizen monitoring skills guaranteepublic access to old and new technologies and the acquisition of the skills necessary to use them promotea gender focus in all communicational activities urgethe media to adopt ethical codes, including respect for diversity. The Social World Forum presents a new opportunity for seeking a consensus in order to advance towards the consolidation of these goals. ____________________________________________________ Agencia Latinomericana de Informacion INTERNET: info@alainet.org Direccion: Casilla 17-12-877, Quito-Ecuador Telefono: (593 2) 505074 Fax: (593 2) 505073 URL: http://alainet.org ____________________________________________________ From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 14:19:36 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 14:19:37 2007 Subject: [Wsf] (no subject) Message-ID: <20020111140204.AB1433F60B@globenet.org> Bonjour, à tous… Permettez-moi de me présenter. Je suis président de l'association CSDPTT (coopération solidarité développement au PTT) qui regroupe des salariés de France Télécom et de la poste et qui mène des projets de développement dans les domaines des postes et télécommunications (raccordement de villages au téléphone, et plus récemment appropriation des NTIC). Pour en savoir plus voir le site http://www.globenet.org/csdptt. Les questions évoquées ici n'ont guère été abordée à csdptt mais je profite de l'opportunité du forum de Porto Allegre pour intervenir maintenant, ma position me permettant de formuler des propositions sur les problèmes de la communication et des télécommunications Lors du dernier forum de Porte Allegre j'étais tombé sur l'adresse de Joëlle Palmieri qui avait fait un compte rendu d'une réunion consacrée à la communication et je lui avais part de mes réflexions notamment sur de la nécessité de prendre en compote des exigences comme celle d'amener le téléphone partout. Elle m'avait gentiment proposé de m'inscrire sur la liste et j'avais alors posé les mêmes questions sans susciter de réaction. Je voudrais revenir à la charge sur deux points : 1 La façon dont se prépare le forum en France pour le thème de la communication 2 Les enjeux de la conférence mondiale de 2003. 1 La façon dont se prépare ce forum pour le thème qui nous concerne. J'ai eu vent de plusieurs conférences internationales ayant déjà eu lieu, en Suisse, en Argentine, et celle de REMICS à laquelle j'ai participé. Il semble que les français présents soient souvent les mêmes, et qu'ils ne font pas l'effort de faire des comptes rendus. Merci à Bruce Girard de m'avoir envoyé un léger compte rendu de la conférence de Genève. S'il se dit toujours la même chose autant faire en sorte que les représentants français y tournent, qu'ils soient moins nombreux et qu'une partie des ressources disponibles soient mises à la préparation plus collective de telles rencontres. Il n'y a pas à mon sens d'efforts suffisants pour permettre à ces rencontres d'être préparés collectivement. Il existe sans doute des sources de financement connues des initiés pour y aller, tant mieux pour ceux qui en bénéficient mais leur représentation me semblerait plus efficace s'ils faisaient l'effort pour qu'une véritable concertation ait lieu et qu'elles dépassent le cercle des initiés. Personne n'intervenant dans ce forum il est clair que cette formule apparaît inadaptée pour une préparation digne de ce nom. J'avais suggéré après le REMICS qu'une réunion ait lieu pour poursuivre, nous n'avons pas les moyens de la convoquer, j'en avais parlé à Valérie Peugeot de VECAM qui avait exprimé son accord mais rien n'a été fait. J'ajoute que notre association ne comporte que des bénévoles sans aucun permanent et donc que ses moyens de se lancer dans de telles initiatives sont extrêmement limitées. J'ajoute que se crée un clivage de fait entre les associations qui pratiquent le lobbying et celles qui travaillent sur le terrain. Qu'un manque d'effort de concertation entre les deux est tout à fait regrettable car elles doivent pour être efficaces se nourrir les unes des autres. Enfin je me permets de suggérer qu'il appartient à celles qui pratiquent le lobbying de prendre des initiatives car elles ont les moyens de le faire. Si nous n'avons pas à csdptt, notre priorité est la réalisation de projet, les moyens d'organiser ce type de réunion de concertation nous pouvons contribuer à son succès par d'abord la mise à disposition de nos contacts, et notre connaissance partielle mais importante du monde des télécommunications. Je me rends compte en lisant les textes de préparation qu'un important travail semble nécessaire. Nous avons entrepris d'ailleurs dans notre lettre mensuelle, une série d'articles sur l'UIT afin d'informer sur la réalité de cette agence de l'ONU organisatrice de la conférence mondiale sur la communication. Alors je m'en vais faire une première proposition : Dès le retour des "français" de Porto Allegre qu'ils fassent cette fois un véritable effort de restitution de ce qui s'est passé, qu'ils le diffusent largement, qu'ils organisent une réunion en France la plus large possible de la "société civile " et qu'un comité" de préparation à la conférence mondiale de la communication soit rapidement mis en place : que son rôle soit de favoriser au maximum la participation des ONG françaises, qu'il travaille à une plateforme minimale d'objectifs très précis à porter à la conférence mondiale et de propositions pour trouver les moyens d'y arriver, et que ce soit aussi une plateforme qui interpelle les pouvoirs publics français. Qu'on se comprenne bien il ne s'agit pas de gommer les diversités, plusieurs plateformes sont possible mais la préparation collective permettrait une réelle représentativité française ce qui ne sera évidemment pas le cas à Porto Allegre, les grosses organisations qui en ont les moyens enverront évidemment leurs représentants, mais cela permettrait de sortir peu du cercle restreint des habitués des conférences internationales. Attention à ce que dans la société civile on ne retrouve pas l'identique de ce que nous critiquons dans la vie politique, où l'on trouve des politiciens pour qui leur propre reproduction finisse par être plus important que les objectifs affichés de leurs organisations. 2 . Les questions de fond : L'UIT est un organisme de l'ONU où en réalité les opérateurs de télécommunications pratiquent avec succès le lobbying et en réalité y exercent le pouvoir, et bien évidemment les plus importants d'entre eux. L'UIT est en charge de l'organisation du monde des télécommunications, elle a créé en son sein un Bureau de Développement des Télécommunications dont l'objectif devrait être le développement des télécommunications au service du développement mais qui ne prône comme seul moyen la déréglementation et la privatisation des opérateurs d'ailleurs en voie d'achèvement en Afrique. L'organisation de l'UIT doit être fortement contestée et une représentation conséquente de la société civile doit être exigée de même qu'elle doit dégager des moyens pour financer des projets initiés par la société civile. Des propositions doivent être faites dans ce sens. Je sais que la plateforme 21, représenté sur la liste, a travaillé sans succès pour obtenir une représentation à l'UIT sans que cela n'aboutisse. Un point de la plateforme doit donc faire des propositions pour une réforme de l'UIT qui intègre la société civile et qui diminue le poids et le pouvoir des opérateurs en son sein. Il me semble que comme autre point de la plateforme on pourrait inscrire un objectif de 1 téléphone dans chaque village de plus de 200, 500 ou 1000 habitants (à discuter) et ce en 1 ou 2 ans ce qui est parfaitement possible techniquement. Il existe des objectifs d'un téléphone à moins de 5 km par habitant qui pourraient être repris en compte mais il faut dénoncer ceux de l'UIT et des dirigeants africains (l'initiative africaine) de s'en tenir à une télédensité de 2 pour 100 (2 lignes pour 100 habitants) ,y compris les mobiles, à l'horizon 2005 ce qui est ridiculement bas. De tels projets posent la question de moyens à mettre en œuvre et l'on peut bien sur ici rejoindre celle d'ATTAC de taxation de transactions financières au profit du développement, mais on pourrait affiner pour les télécoms, taxation des bénéfices, taxation des rapatriements de bénéfices, taxation lors des ventes d'action, taxation lors des ventes ou achats d'opérateur, tout cela peut être discuté et doit faire l'objet d'un point de la plateforme D'autres éléments doivent faire partie de la plateforme, sur des sujets que d'autres connaissent sans doute mieux que moi, par exemple la gestion et les attributions de fréquence, pour les radios communautaires ce qui concernent tout autant les pays du nord que ceux du sud, par exemple et le fait que leurs représentants soient représentés à l'UIT. Il me semble que les représentants des radio-amateurs français par exemple et ceux des radios associatives doivent être approchés dans ce cadre, directement concernés par ces problèmes. Il y a en France aussi un mouvement pour des télévisions libres qui réclament le droit d'émettre qui doivent être associés à la plateforme. Je pense que compte tenu de la représentation de l'apress dans la liste il n'y aurait pas de mal à écrire des points concernant le droit à l'information, celui des journalistes. J'en viens sur la question de l'accès à Internet, vous comprendrez bien sur qu'elle est liée à la main mise des opérateurs et routeurs sur le réseau, que cela a des conséquences sur les coûts et les usages mais je sais bien que nombreux sont ceux qui auraient des choses à proposer à mettre sur une plateforme commune française en vue du sommet mondial. Je ne m'étendrais donc pas là-dessus. Mais au fait, il y a un représentant de la France à l'UIT, qu'est-ce qu'il y fait? Bon voyage à ceux qui partent et je ne peux que souhaiter qu'ils fassent du bon boulot Bruno Jaffré From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 14:19:36 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 14:19:37 2007 Subject: [Wsf] je vous fais passer la réaction de Michel Fiszbin président d'Alea TV Message-ID: <20020117085949.9D9CC3F60B@globenet.org> Il existe maintenant un Réseau du Tiers Secteur Audiovisuel national et international, qui se structure et s'étend à tous les acteurs de l'audiovisuel à but non-lucratif et issus de la société civile. Vous pouvez vous y affilier en allant sur www.reseautsa.org, et participer à sa réflexion, ses actions et ses rencontres. Il serait bien de faire la jonction avec les luttes dont il est question dans le texte et notamment les actions pour l'ouverture de l'UIT à ce secteur. Aux acteurs le d'audiovisuel citoyen, il y a en France des télés libres qui souhaitent diffuser vos productions et vous inviter à l'antenne quand vous êtes de passage; certains de leurs programmes peuvent vous intéresser, ils sont à votre disposition (voir quels programmes sur les sites Web et les commander) Michel Fiszbin Bruno jaffré From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 14:19:36 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 14:19:37 2007 Subject: [Wsf] mondialisation et développement des télécoms (téléphone et Internet) dans les pays du Message-ID: <20020124085942.BF48C4005D@globenet.org> Après une intervention sur la forme voici une intervention sur le fond. Cette contribution entre dans le cadre du débat "public privé quel choix, quels enjeux" qui me semble fondamental". Ce thème de débat est évidemment central carr il est déterminant de l'ampleur du développement d'Internet, de son usage et donc de mise au service du plus grand nombre à des prix acceptables à court ou moyen terme. L'épisode CISCO, qui finance des formations "CISCO" en Afrique n'est qu'un épisode parmi d'autre d'une mondialisation qui est "mal partie". Ce qui se passe dans les télécommunications n’est qu’une des multiples manifestations de ce phénomène qui touche désormais l’ensemble de la vie économique si ce n’est notre vie quotidienne. Analyser les comportements des acteurs du domaine des télécommunications est d'autant plus intéressant qu'en l'espace d'à peine une dizaine d'années, les opérateurs ont quasiment tous été privatisés ou s'ils ne sont pas totalement ils se comportent comme tel à l'image de France Télécom en France et à l'étranger. D’autre part le secteur des télécommunications a été d’une certaine façon le secteur précurseur sans aucun doute car il était porteur de bénéfices rapides comme l’ont montré les faits par la suite. Est-il nécessaire de rappeler au préalable que le développement d’un véritable service public du téléphone s’est fait partout dans le cadre de monopoles publics. Certains anciens agents de France Télécom ont le souvenir de cette période presque héroïque. Les agents des lignes en ont d’ailleurs profité pour s’octroyer de copieux avantages que l’entreprise a eu de grandes difficultés à remettre en cause. Cette étape étant terminée, le signal est venu des Etats-Unis derrière lequel l’Europe a rapidement embrayé. Il s’agissait d’aller à la conquête de nouveaux marchés. Précurseur en la matière les Etats-Unis étaient évidemment les mieux préparés. Compte tenu de leur poids politique et économique il n’allait pas tarder à entraîner derrière eux le monde occidental et maintenant les pays en développement. Sauf que ceux-ci n’ont jamais connu l’étape de la construction d’un véritable réseau national. Les raisons en sont multiples et l’on ne développera pas cela ici. Citons en vrac, du moins pour la zone francophone, une connivence bien comprise entre les dirigeants de ces pays et la France, avec des coopérants royalement payés qui pratiquaient ce qu’on appelait la coopération de substitution, la main mise de France câble radio sur les communications internationales, rentables, privant les administrations des PTT, de recettes précieuses, le manque de volonté politique des dirigeants mis en place, sans oublier la corruption et autres maux que nous connaissons tous. Je ne m’étendrai pas sur l’histoire récente. Il y a eu malgré quelques réussites comme la SONATEL au Sénégal dont on ne peut que souhaiter comme l'a souhaité Olivier Sagna d’OSIRIS que quelqu’un s’attelle à son histoire même si la téléphonie rurale est restée quasiment inexistante. Les Etats-Unis pouvaient se lancer à la conquête de nouveaux marchés mais il fallait au préalable que la libéralisation s’étende. Ce que les dirigeants américains n’ont eu de cesse de favoriser à grands renforts de combat idéologique avec la complicité des autres dirigeants occidentaux qui pensaient aussi pousser leurs grandes entreprises les plus performantes potentiellement capables elles aussi d'accéder à de nouveaux marchés. La libéralisation a-t-elle favorisé la création de nouveaux services, ou le développement de nouveaux services devaient-ils nécessairement passer par l’ouverture des marches et l’apparition de la concurrence ? Peu importe car cela reste une discussion d’école. La plupart des consommateurs ne connaissent souvent pas l’ensemble des services mis à leur disposition, et notre société d’aujourd'hui envahi par la publicité est parfaitement capable de créer les besoin… Ce qui est sur c’est quede nombreux nouveaux services ont émergé que l’économie des télécoms s’est mise à s’accélérer de façon exponentielle (recherche de gains de plus en plus rapides, introduction massive des opérateurs en bourse en même temps que l’on faisait croire à la masse des épargnants qu’ils avaient tout intérêt à retirer leurs économies des épargnes traditionnelles ont les taux d’ailleurs ont fortement baissé). Il n’est pas anodin ici de rappeler que les fonds placés à la fameuse caisse d’épargne de l’écureuil en France était destinée à financer la construction du logement social ce qui n’est évidemment pas l’objet des fonds placés en bourse. Qu’elles sont quelques phénomènes accompagnant la libéralisation au niveau mondial : - suppression des barrières limitant la circulation des marchandises. Qu’elles en sont les corollaires ? a) Les produits importés sont moins chers et viennent concurrencer les économies fragiles où les coûts de production sont souvent plus élevés et qui favorisent les grosses économies exportatrices qui bénéficient ainsi de nouvelles économies d’échelle grâce à de nouveau marchés. b) Bien sur quelques produits des pays pauvres peuvent entrer plus facilement dans les pays occidentaux mais les flux sont incomparablement moins importants du Sud vers le Nord que du Nord vers le Sud. c) De plus les producteurs sont souvent peu rétribués par rapport aux intermédiaires ce qui fait que même les revenus générés sont souvent placés à l’extérieur des pays producteurs. d) Diminution des recettes de l’Etat des pays du Sud ce qui constitue une perte importante dans la mesure où les recettes douanières constituaient souvent une part assez importante des recettes de l’Etat. - Les décision sont-elles prises de façon démocratiques? Que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, ces sociétés occidentales se réclament fièrement de la démocratie ce qui heureusement est partiellement vrai. Mais comment sont effectivement prises les décisions? Aux Etats-Unis, les parlementaires sont littéralement sous pression de la part des lobbys de toute sorte une pratique largement répandue auprès des instances européennes. Ceux des opérateurs de télécommunications ne sont sans doute pas en reste. - Les Etats sont sommés de privatiser les services publics et en premier lieu les télécommunications. a) La pression est forte obligeant les pays du sud à privatiser. Bien sur les premiers à le faire sont les plus intéressants pour les opérateurs à l’assaut de nouveaux débouchés, Afrique du Sud, Sénégal, Ghana… Certains pays feront de la resistance mais pas plus que quelques années. Les pressions sont d’autant plus fortes qu’elles émanent de la Banque Mondiale et du FMI (dont on connaît le poids des Etats Unis et de l’Europe). La privatisation est partout une des premières conditions à satisfaire pour bénéficier des facilités d’ajustement ou aujourd’hui des réductions de dettes. Pressions d’autant plus fortes encore que la coopération bilatérale n’existe pratiquement plus et qu’en plus elle dépend souvent de la signature d’un accord avec le FMI. On peut considérer que presque dans tous les pays d’Afrique, la privatisation n’a jamais été véritablement une décision nationale. Il faudrait bien sur mieux analyser l’inefficacité des administrations publiques par delà des phénomènes les plus connus comme que sont la corruption, ou la démobilisation des salariés. b) L’un des arguments pour pousser à la privatisation était que les Etats ponctionnaient les opérateurs téléphoniques, les seuls souvent à être des entreprises dégageant des bénéfices alors que justement les Etats manquaient cruellement de recettes. Un cercle vicieux… c) Les bénéfices réalisés sont en partie exportés par les opérateurs stratégiques pour le développement de leur stratégie - L’Etat n’a pas les moyens de développer véritablement les télécommunications à la mesure des besoins. La privatisation est accompagnée pour les opérateurs candidats de ce qu’on pourrait appeler des contraintes de service public. Objectif de qualité de service et obligation de raccorder de nouvelles localités au réseau. La première partie de ce programme semble avoir été réalisée en Côte d’Ivoire. Elle consistait à raccorder 500 localités en 5 ans, les plus importantes… mais il en reste plusieurs milliers.! Les accords de privatisation permettent en général à l‘opérateur, contraint à d'importants investissements, de s’assurer un minimum de retour car il bénéfice du monopole sur le fixe pendant en général entre 5 et 10 années. Que va-t-il se passer après? Déjà l’opérateur stratégique peut théoriquement choisir de payer des pénalités plutôt que de satisfaire les objectifs fixés s'il considère que cela lui coûte moins car sa priorité c’est évidemment de s’attaquer aux marchés les plus prometteurs avec des services parfois mis en concurrence. Mais que va-t-il se passer bout de ces années ? Qui va s’occuper de raccorder les villages restants. A quels prix ? L’Etat me direz-vous est encore souvent présent au sein de l’opérateur parfois même de façon majoritaire. Quelle est sa capacité d’orienter les décisions dans le sens du développement du réseau à vocation sociale ? Il a touché des fonds lors de la vente des opérateurs qu’est devenu cet argent ? A-t-il été dépensé pour le développement des services de base ou pour rembourser une partie de sa dette alors qu’une partie grandissante de l’opinion mondiale en demande la suppression. L'Etat a-t-il réellement la volonté politique de satisfaire les populations rurales ? Une de mes premières lectures sur les problème de développement a été un livre de Susan George, aujourd’hui une des dirigeants du mouvement ATTAC, qui expliquait comment les banques démarchaient les pays du tiers monde pour les inciter à emprunter. Il serait d’ailleurs intéressant qu’une étude puisse voir le jour qui puisse faire le bilan de cette première étape de la privatisation. Quel est le bilan en terme de lignes construites, la proportion en zone rurale, quelle est l’évolution de couverture géographique, quelles ont été les revenus de l’Etat au moment de la privatisation, comment a-t-il été dépensé ? Quelles dividendes reçoit-il aujourd’hui, pour ses actions ou sous forme d’impôts ? Voilà un beau sujet d’étude ? - les opérateurs plus puissants que les Etats. Les Etats au service des grosses entreprises transnationales Lors de l'achat d'Orange par France Télécom, j'avais calculé que le prix correspondait à environ le quart du budget de l'Etat français. Il faudrait ajouter les coûts de la campagne de publicité que nous subissons actuellement en France qui semble-t-il a bénéficié de moyens considérables. Ca donne une idée de la puissance d'un opérateur de cette taille. Il n'est pas étonnant qu'il existe quelques problèmes de corruption en Europe et ailleurs à propos des ventes ou des privatisations. Aujourd'hui quelle est la marge de manœuvre d'un Etat face à un opérateur , particulièrement en Afrique. Les derniers à privatiser alors que les gros opérateurs internationaux à l'image de France Télécom rencontrent tous des problèmes de trésorerie auront-ils les moyens d'imposer des contraintes fortes de service public aux candidats ou devront-il subir la loi des opérateurs. Je pense aux opérations actuellement en cours au Niger, au Burkina Faso, au Mali.. Et j'ai encore en image un reportage que j'avais vu à la télévision française d'un voyage de Chirac en Angola avec des chefs d'entreprise où il se comportait comme un véritable VRP… - les organismes internationaux dont l'UIT n'ont plus les moyens se tournent vers les entreprises. Cet aspect a été plusieurs fois évoqué ici par Jean Louis Fullsack et je ne m'y étendrai pas. Mais il n'y a pas seulement l'aspect financier. En effet les opérateurs occidentaux privatisés ne s'intéressent à l'UIT que dans la mesure où ils défendent leurs intérêts alors que les pays continuent à chercher à faire élire leurs représentants pour défendre leurs entreprises transnationales. A l'image de France Télécom qui se refuse désormais à détacher des experts pour des missions de l'UIT. Il semble que de toute façon ce type de mission (soutien aux opérateurs) soit en voie de disparition. Je ne défendrai pas pour autant l'activité passée de l'UIT où des experts étaient très grassement payés pour faire des rapports souvent peu suivi d'effets. Cela dit il n'empêche que le besoin demeure de soutenir les opérateurs pauvres, besoin non satisfait. Il semble aussi que les experts en mission en Afrique soit désormais originaires de la région, ce qui est une bonne chose mais ceux-là manquent aussi cruellement à leurs opérateurs locaux. On entre dans le vif su sujet de l'apparition de CISCO comme organisme de formation alors qu'on aurait bien pu imaginer qu'un agence de l'ONU soit à même d'organiser des formations sans qu'elles servent à capter des clients comme le feront sans aucun doute les académies CISCO. Une entreprise à laquelle est aussi mêlée le PNUD alors que l'on a lu il y a peu des informations sur cet organisme (souvent défenseurs des intérêts des pays du Sud) qui auraient des difficultés à boucler ses budgets faute de financements en provenance des Etats. Les Etats-Unis n'ont-ils pas récemment cessé de financer un organisme international? Je ne me rappelle plus lequel. - la coopération dans les télécommunications est en voie de disparition. Je ne peux parler que de la France mais je doute que le phénomène soit différent dans les autres pays occidentaux. J'appelle coopération la collaboration de salariés d'opérateurs différents. Il n'y a plus de poste de coopérants permanents dans les télécommunications et c'est une bonne chose. Mias il y a eu une période ou il existait des fonds pour aire des missions de courte durée. Mais cette décision résulte-t-elle d'une critique effective des pratiques passées de ce qu'on a appelé la coopération de substitution ou de l'impossibilité de détacher des opérateurs privatisés des salariés compétents, ces opérateurs considérant comme ressources rares leur salariés ayant des compétences à l'international et se les réservant pour ses propres opérations de rachat d'opérateurs. Depuis déjà pas mal d'années le discours consiste à dire que le secteur des télécommunications est rentable, la coopération est inutile et que la solution consiste en la privatisation des opérateurs. Or il existe encore des opérateurs publics… plus pour très longtemps, il est vrai. Et d'autre part un soutien est encore nécessaire comme nous le constatons à CSDPTT alors que nous sommes en contact avec l'opérateur nigérien qui rencontre des difficultés sur un faisceau hertzien. Devant l'impossibilité de détachement de personnels compétents si ce n'est des étudiants en VSNA (deux postes seulement à l'ESMT de Dakar) la coopération est sous-traitée soit à des ONG soit à des entreprises. Il n'existe de toute façon plus de budget consacré aux télécommunications (sauf à travers la Caisse Française de développement qui joue plutôt le rôle de banque en prêtant de l'argent). Il en existe par contre pour Internet. - Les coopératives d'Etat qui géraient les systèmes satellitaires sont elles aussi privatisées Il s'agit d'INMARSAT et d'INTELSAT qui auraient pu jouer un rôle plus important pour l'accès du téléphone dans les zones rurales en élaborant des solutions à destination des campagnes africaines à des prix raisonnables. Il y a d'ailleurs sans toute une part de démission des gouvernements africains mais comme l'ont constaté déjà plusieurs témoignages ou articles, les Etats ont-ils suffisamment d'experts pour les défendre dans ces organismes? Ils manquent de moyens pour bien les payer et ceux-ci préfèrent eux-même aller travailler dans les opérateurs internationaux à la recherche de cadres compétents originaires du continent. Toujours est-il par exemple qu'on assiste aux développement de la vente de cabine INMARSAT en Afrique (60000 FF + 20FF la minute de communication). Nous connaissons surtout l'exemple de la région de Kayes où tout le matériel est vendu en France y compris le trafic (cartes prépayés vendues en France) alors que l'Etat malien ne touche rien car il n'ose pas visiblement faire payer les redevances légales. On se demande d'ailleurs pourquoi il ne cherche pas via la SOTELMA à commercialiser lui-même ces cabines. J'ai eu au téléphone un commercial d'une des boites qui revendent ses cabines qui m'expliquait qu'ils en vendaient dans de nombreux pays car la demande était très forte. Il reste en Afrique le projet RASCOM qui reste encore une association d 'Etat et qui avait pour objectif à l'origine d'amener le téléphone globalement dans les zones rurales (il prévoyait 500000 lignes, rendant presque possible l'objectif d'un téléphone par village). Il semble que le discours ait quelque peu changé récemment, les commerciaux mettant en avant l'objectif de rentabilité de l'entreprise. Entre la naissance du projet il y a près de 20 ans et aujourd'hui l'ensemble des Etats s'étant en partie déchargés de leur responsabilité à des opérateurs partiellement privatisés, nulle doute que le projet initial s'en trouvera chamboulé. Reste que cela demeure une des solutions d'avenir (puisque on annonce la minute de communication en dessous de 1F). Nulle doute non plus que nombreux ont intérêt à ce qu'il ne voit pas le jour. Je vous passe les péripéties qui ont amené ALCATEL à emporter le marché et les questions concernant le financement de ce projet. Dans ce contexte, ne pas profiter des formations offertes par des entreprises comme CISCO n'aurait aucun sens . Le financement public d'un Etat (coopération) n'est jamais non plus neutre politiquement, mais ce financement résulte des impôts que payent les citoyens et de gouvernements élus. A ce propos compte tenude tout ce que je viens dire je ne suis pas de ceux qui pensent que de baisser les impôts est une bonne chose. Je me dosi une certaine cohérence. Il reste que si notre groupe de recherche pouvait nous aider à mieux comprendre l'évolution du monde des télécommunications, ce serait grandement utile. Mais avoir une vision cela paraît encore insuffisant et chacun est interpellé dans sa vie quotidienne par cette mondialisation qui m'apparaît est mal partie. Car pour ce qui nous concerne, l'accès à Internet est largement dépendant de l'accès au téléphone et la façon dont s'organise le monde autour de nous, il apparaît clairement que l'accès du téléphone pour tous n'est pas pour demain. Que faire? J'ai ma petit idée là-dessus. A tous les niveaux, chacun peut faire quelque chose, c'est ce que j'essaye de mettre en pratique au sein de l'assocaition CSDPTT. Bruno Jaffré From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 14:19:36 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 14:19:37 2007 Subject: [Wsf] mondialisation dans les télécoms Message-ID: <20020124091632.F11374005D@globenet.org> Je vous fais suivre une réaction de M. JL Fussack au message que je viens de vous envoyer posté sur le forum de csdptt http://www.globenet.org/csdptt/acc_forum.htm où vous êtes cordialement invités à poursuivre la discussion au delà de la préparation du forum social mondial. Re : Dette US à l'ONU, RASCOM, dereglementation des telecoms dans les PVD,acquisition d'Orange par FT, experts africians - La dette des USA près de Nations-Unies dépasse 2 G$ ; une (petite) partie a été remboursée ... après le 11 septembre et avant la session du Conseil de Sécurité (réuni à la demande des USA) pour entériner la politique de Bush contre le terrorisme. Le montant devrait être de l'ordre de 200 M$. Ajoutons que les USA ne cotisent plus depuis longtemps à l'UNESCO, trop "à gauche" pour eux. - Rascom : il serait intéressant de faire le bilan du montant et la ventilation des fonds alloués par les bailleurs et donateurs depuyis 1980 à ce projet (principal pourvoyeur : l'Europe via le FED notamment). Une bonne partie a alimenté des organismes tels que l'UIT et probablement l'UPAT et d'autres. A l'UIT elle a payé des experts, la logistique (merci pour M. Gates), la location de bureaux, des documents et le lobbying auprès des Offices africains (avant la déréglementation). Ceci étant, Rascom est à mon avis un projet valable pour ses objectifs mais à réactualiser quant à ses propositions, techniques et économiques. L'UIT devrait en assurer la supervision à condition de montrer sa capacité pour répondre à sa reformulation. - Déréglementaion des services de télécoms dans les PVD : il n'y a pas que les pays "capitalistes" et les banques d'affaires qui en ont été les promoteurs et -par voie de conséquence- responsables des échecs du développement de ce secteur sur le continent africain; L'UIT a été le vecteur le plus déterminant pour promouvoir, mettre en oeuvre et déployer la pensée ultra-libérale en la matière. Rappelons aussi que la France a longtemps appliqué des principes de coopération fort éloignés du respecte du service public des télécoms en Afrique; Il n'y a qu'à rappeler le couplage étroit entre Alcatel (Thomson et TRT par ordre décroissant), la DAII (Direction des Affaires Industrielles et Internationales à la DGT) et les OPT ou plutôt à ses hommes-liges des Ministères de tutelle du secteur télécoms jusque dans les années 90. Ce jeu trouble n'est pas loin de celui d'ELF et d'autres (Bolloré) en Afrique : Verschaeve trouverait largement matière à faire un chapitre supplémentaire dédié aux télécoms dans ses "Dossiers Noirs" de la Françafrique. Il ya aussi le rôle plus que criticable de FCR et de son Monsieur Afrique: Houssin. - L'acquisition d'Orange est une erreur stratégique de FT, surtout qu'elle a été payée au prix fort ... et au plus mauvais moment. Elle est lourde de conséquencxe et cela juqu'à moyen voire long termes. Cependant sa valeur est (heureusement) inférieure au budget de la France qui sauf erreur devrait être entre 1500 et 2000 GF. - Experts africains en Afrique : c'est un objectif prioritaire car -en principe- ils sont les plus à mêem de percevoir les besoins et de proposer des solutions adéquates à ceux-ci. Je ferais cependant deux observations : aaa ils ne sont pas toujours les plus écoutés en Afrique, en particulier par leurs propres frères (combien de fois ai-je servi d'intermédiaire pour porter les propositions des cadres africains auprès des responsables de l'OPT) bbb il faudra qu'ils complètent leur expertise basé essentiellement sur le savoir par une "culture de réseau" acquise par un stage auprès d'un opérateur généraliste du "Nord". Je me suis battu sur cet aspect qui me semble prioritaire pendant vingt ans tant en France qu'auprès de l'UIT, sans succès. Sans cet acquis complémentaire mais essentiel de leur expertise les experts africains ne seraient que des "chambres d'enregistrement" des industriels et de leurs projets; La difficulté fondamentale dans les réseaux télécoms en Afrique ce n'est pas d'ajouter de nouvelles liaisons et assurer de nouvelles desserte, mais bien de définir les modalités de mise en oeuvre, l'insertion dans le réseau existant et la migration du réseau vers un réseau cible programmé ... e budgétisé. Si ces exigences n'ont pas été écoutées par l'UIT cela peut se "comprendre" : l'UIT n'y a aucun intérêt financier puisque ces stages peuvent être pris en charge par des tiers (voire certains opérateurs) Quant aux industriels, ils n'ont pas plus d'intérêts car ils ne pourront plus proposer sans réplique leur solution voire leur "nouveauté-miracle" type Cisco ou Iridium. Jean-Louis Fullsack From bj-csdptt at globenet.org Tue Feb 27 14:19:36 2007 From: bj-csdptt at globenet.org (bj-csdptt@globenet.org) Date: Tue Feb 27 14:19:37 2007 Subject: [Wsf] Re: Wsf digest, Vol 1 #46 - 1 msg Message-ID: <20020214093141.7871840062@globenet.org> Malgré mes efforts pour que l'on sorte des déclarations générales, voir mon intervention sur cette liste avant le forum, je constate que l'on en reste aux déclarations générales. Défendre..., promouvoir... développer une économie solidaire... Comment? Quels objectifs? avec quels moyens? J'avais fait les mêmes remarques l'an dernier. Sois j'ai tort, alors qu'on me le dise. Soit alors on n'ose se frotter aux vrais problèmes Ce genre de déclarations générales n'ont guère d'éfficacité si ce n'est de se reconnaitre... entre gens de bonne compagnie... Le droit à l'information, peut se décliner de façon plus précise. Quant à la préparation de la conférence mondiale sur l'information, si elle consiste à une succession de telles déclarations, Que fera-telle avancer? Si on veut vraiment qu'elle serve, il faut se rassembler sur des objectifs précis quantifiables (un telephone par village ou un accès réseau, des revendicatrions ur l'accès des fréquences, la représentation des ONG au sein de l'UIT....), il faut mobiliser les opinions publiques, les sociétés civiles nationales d'abord En mettant en évidences les inégalités actuelles, et en proposant des objectifs quantifiables avec des propositions pour générer les moyens pour y parvenir on crée des objectifs mobilisateurs eten même temps on dénonce la mondialisation libérale qui frien le développement. Bruno Jaffré CSDPTT http://www.globenet.org/csdptt Nous avons ouvert un forum où la discussion y apparait bien plus en avance que cette déclaration... La discussion sur la liste IRIs est aussi d'un niveau bien supérieur mais il semble qu'il n'y ait aucun échos à Porto Allegre > Send Wsf mailing list submissions to > wsf@lists.sn.apc.org > > To subscribe or unsubscribe via the World Wide Web, visit > http://lists.sn.apc.org/mailman/listinfo/wsf > or, via email, send a message with subject or body 'help' to > wsf-request@lists.sn.apc.org > > You can reach the person managing the list at > wsf-admin@lists.sn.apc.org > > When replying, please edit your Subject line so it is more specific > than "Re: Contents of Wsf digest..." > > > Today's Topics: > > 1. Nos recommandations après Porto Alegre (martine paulet) > > --__--__-- > > Message: 1 > From: "martine paulet" > To: Wsf@lists.sn.apc.org > Date: Tue, 12 Feb 2002 18:31:36 > Subject: [Wsf] Nos recommandations après Porto Alegre > > Bonjour à tou-te-s, > Voici le texte en français de nos recommandations suite au séminaire sur > "communication & citoyenneté" à Porto Alegre. > Sally, tu m'avais parlé de la possiblité de l'inscrire sur le site du FSM > mais je n'en ai pas trouvé l'entrée correspondante. Merci de me l'indiquer > STP. > Bonne continuité et à bientôt, > Martine > > Conclusions et recommandations du Séminaire > Communication et Citoyenneté II : l’appropriation et le contrôle des > Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) par la société > civile > Porto Alegre, février 2002 > > La communication est un facteur-clé du processus de mondialisation. Qui > contrôle l’information, la connaissance et l’infrastructure technique qui > les portent, a une emprise très forte sur le développement économique, > social, culturel et politique. Il s’agit donc d’un domaine fondamental pour > le combat social, et nous faisons face aujourd’hui aux options suivantes : > 1-Laisser s’installer une société de l’information dans laquelle les médias > et la connaissance sont la propriété privée de quelques multinationales, > proposés à des consommateur-trice-s dans une pure logique de marché, où le > contenu est homogénéisé et l’accès aux moyens d’expression réduite a une > élite sélectionnée (principalement des hommes, blancs et du Nord). Les > tendances actuelles confortent ce modèle. > 2-Ou construire une société de l’information basée sur la transparence, la > diversité, la participation et la solidarité, et inspirée par une équité > entre les genres et les différentes perspectives régionales et culturelles ; > une société de l’information démocratique, dans laquelle tout le monde peut > exercer le droit à communiquer, et être acteur-trice-s à part entière dans > l’espace public. > > A l’occasion du Séminaire sur l’Appropriation et le Contrôle des > Technologies de l’Information et de la Communication par la Société Civile > mené durant ce deuxième Forum Social Mondial, les questions suivantes ont > été identifiées comme prioritaires pour les agendas des mouvements civiques > et sociaux : > ·Démanteler la concentration monopolistique des médias et des systèmes de > communication, incluant le contenu comme les logiciels. > ·Promouvoir l’information comme un bien public mondial, en particulier pour > s’opposer aux accords en cours sur la propriété intellectuelle, qui protège > le profit au détriment du partage et de l’échange des connaissances. > ·Défendre les ondes de la privatisation, en tant que bien public mondial. > ·Défendre les libertés civiles et la vie privée contre l’usage tentaculaire > de la technologie pour le contrôle et la surveillance et contre des > législations régressives qui menacent la liberté d’expression et > d’association. > ·Encourager et créer du contenu pour les médias respectant pluralité et > diversité d’expression, ainsi que l’équilibre des genres, des cultures, des > langues et des régions géographiques. > ·Fournir accès et formation pour promouvoir l’usage créatif des technologies > interactives et pour s’assurer que les TIC ne soient pas une nouvelle source > de fracture sociale. > ·Développer une économie solidaire dans le secteur des TIC. > > Des initiatives civiques très diverses portant sur ces problèmes sont déjà > menées activement et ont convergé, au cours du deuxième Forum Social > Mondial, pour lancer la Campagne pour les Droits de la Communication dans la > Société de l’Information (CRIS). Parmi ses premières étapes, la campagne > CRIS propose de mobiliser la société civile dans la perspective des > prochains Sommet Mondiaux sur la Société de l’Information organisés par > l’ONU (Genève 2003, puis Tunis 2005), qui constituent une opportunité > d’élargir le débat public et d’affirmer notre co-responsabilité dans la > définition de la société que nous voulons construire. > > Les organisations qui participent au Forum Social Mondial sont encouragées à > se joindre à la Campagne pour les Droits de la Communication dans la Société > de l’Information et à contribuer activement à son développement : > http://www.comunica.org/cris/ > > > _________________________________________________________________ > Join the world’s largest e-mail service with MSN Hotmail. > http://www.hotmail.com > > > > > --__--__-- > > _______________________________________________ > Wsf mailing list > Wsf@lists.sn.apc.org > http://lists.sn.apc.org/mailman/listinfo/wsf > > > End of Wsf Digest >